Cuisiner pour le bonheur des autres et de soi-même

ogawa
Le restaurant de l’amour retrouvé, d’Ogawa Ito, publié aux éditions Philippe Picquier

Dans Le restaurant de l’amour retrouvé, tout commence par un abandon. Rinco, jeune japonaise de 25 ans, se retrouve sans rien après le départ inopiné de son petit-ami indien et n’a pas d’autre choix que de revenir habiter chez sa mère, avec qui elle ne s’est jamais vraiment entendu. Ce choc lui fait perdre la voix mais sera l’occasion d’un nouveau départ. Elle décide de monter un restaurant dans ce petit village de montagne et de mettre ses talents de cuisine à profit pour concocter des repas sur commande, ne servant qu’une seule table à la fois, après avoir longuement discuté avec ses clients pour savoir ce qui leur ferait réellement plaisir. Choisissant des aliments de premier choix, venant de la forêt voisine ou produits localement, elle émerveille ses clients et leur redonne goût à la vie.

Beaucoup de choses s’entremêlent dans ce livre : la déception amoureuse, les relations entre mère et fille, entre grand-mère et petite fille, l’amour de la cuisine, des choses bien faites, des bons produits, le don de soi, le partage d’expérience, l’harmonie avec la nature, l’importance de la parole pour faire passer ses émotions, les mythes de l’enfance…

J’ai beaucoup aimé la vision qu’a Rinco de la cuisine comme un art, un raffinement, mais en même temps quelque chose d’essentiel à la vie car elle apporte l’énergie dont on a besoin pour le corps et pour l’esprit ! Rinco cuisine avec une précision et une finesse extrême et le lecteur la suit dans ses réflexions et ses choix culinaires. On découvre à la fois la cuisine japonaise et une cuisine multiculturelle inventive que Rinco a acquise en travaillant dans de nombreux cafés et restaurants en ville. Cuisine japonaise, chinoise, indienne, turque, française, italienne… toutes les saveurs s’entremêlent avec bonheur pour construire des menus sur mesure censés combler les manques dans la vie des clients de ce restaurant hors du commun.

Cependant, l’histoire ne finit pas avec l’habituel Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Rinco ne tombe pas amoureuse de l’ami d’enfance qui lui semble tout destiné et les relations avec sa mère changent brutalement pour amener vers une fin à laquelle on ne s’attendait pas…

Bref, je recommande la lecture de ce livre à tous ceux qui voient la cuisine comme un art immanquablement créatif et qui pensent que concocter un bon repas à ses proches est la meilleure des thérapies du bonheur !

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2 réflexions sur « Cuisiner pour le bonheur des autres et de soi-même »

  1. Moi aussi j’ai bien aimé ! La scène avec le concurrent jaloux et le poil pubien était vraiment très drôle ! C’est dommage que tu n’as pas parlé du cochon de la mère de Rinco mais c’est vrai qu’il ne faut pas dévoiler la fin…

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