Archives pour la catégorie Corées

2015… année du mouton ?

Cette année, le nouvel an chinois n’est pas passé inaperçu dans les médias français, notamment à cause de la question sur la traduction du caractère 羊 yang en « chèvre », « mouton », « bouc » ou « bélier »… Vous pouvez d’ailleurs lire l’article à ce sujet du journal La Croix.

Bref, ce dont je voulais vous parler est d’un nouveau concept que vous connaissez peut-être, avec l’arrivée à Paris du Café des Chats, dans le 3e arrondissement, où vous pouvez prendre un café, un thé ou un repas en compagnie des chats de la maison. Il a tellement de succès qu’il vaut mieux ne pas y aller sans avoir réservé au préalable…

Eh bien, les Coréens ont inventé pour vous le Café des Moutons !! C’est une info postée il y a quelques jours sur le blog L’Asie à Paris. image-petitÇa a quand même l’air moins sympathique qu’avec des chats. Sur la vidéo, j’aime particulièrement le moment où le propriétaire du café se promène dans la rue en tenant ses deux moutons en laisse… Il faudrait essayer un café avec des chèvres, ça serait beaucoup plus fun !

Arirang, chanson coréenne traditionelle

Voici une chanson connue de tous les Coréens et qui fait partie du patrimoine culturel des deux Corées. Son nom est 아리랑 Arirang (la prononciation du « r » est entre le « l » et le « r » roulé). On n’en connait pas l’origine exacte mais il existe actuellement des dizaines de versions de cette chanson traditionnelle, qui a aussi donné son nom à plusieurs films coréens.

Je vous propose d’écouter cette version de la chanteuse de jazz coréenne Youn Sun Na (나윤선) :

Pour ceux qui lisent le coréen, voici les paroles : Lire la suite Arirang, chanson coréenne traditionelle

Documentaire sur la Corée (Arte)

Le documentaire Corée du Sud, la civilisation méconnue a été diffusé sur Arte le 29 août dernier. Il sera rediffusé le 13 septembre, mais est disponible en replay sur le site Internet d’Arte pour quelques jours.

Ce documentaire vous propose un voyage dans la Corée d’aujourd’hui, à la recherche des traditions culturelles coréennes. De nombreux sujets sont abordés : fêtes, costumes, cuisine, thé, ginseng, médecine traditionnelle, lieux historiques, naturels et culturels… Une belle introduction pour ceux qui ne connaissent pas encore la Corée du Sud.

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Youn Sun Nah au festival Jazz in Marciac

La chanteuse de jazz coréenne Youn Sun Nah (나윤선) sera en concert à Marciac le 1er août à 22h. C’est apparemment la troisième fois qu’elle participe à ce festival.

Youn Sun Nah a une voix d’une technique et d’une puissance impressionnantes. Je vous conseille la vidéo suivante où elle superpose des séquences qu’elle enregistre au fur et à mesure… pour un très bel effet !

Une autre vidéo que j’aime beaucoup, en duo avec le guitariste Ulf Wakenius :

Pour plus d’informations sur Youn Sun Nah, rendez-vous sur son site officiel : http://www.younsunnah.com/

Princesse Bari, de Hwang Sok-yong

bariPrincesse Bari est un roman sur l’exil d’une jeune fille qui fuit la famine en Corée du nord, perd la trace de sa famille et se trouve obligée d’émigrer en Chine puis en Grande Bretagne où elle tentera de refaire sa vie loin des siens.

Septième fille d’une famille pauvre, Bari est abandonnée à la naissance mais sauvée et ramenée par leur chienne. Sa grand-mère la nommera Bari en référence à une légende coréenne dans laquelle la dernière née est aussi abandonnée par ses parents et se voit dotée d’une mission de parcourir le monde pour trouver l’élixir qui sauvera son père malade (un joli album a été publié en 2007 racontant cette légende).

Protégée par sa grand-mère qui lui transmettra ses dons de chamanisme, elle survit et tente de fuir la Corée du nord avec sa famille. Elle se retrouve finalement seule et devra faire face à toutes sortes de difficultés lors de son périple, pour continuer à vivre en espérant revoir sa famille un jour. Elle sera prise sous la protection d’une Chinoise qui lui enseignera le massage des pieds, lui permettant ainsi de mieux gagner sa vie et plus tard d’éviter le pire…

Ce roman est à la fois très réaliste, décrivant sans détour les difficultés et horreurs auxquelles Bari est confrontée, mais aussi plein de poésie, notamment par les visions chamaniques de Bari qui lui permettent de rester en contact avec sa grand-mère, de fuir la réalité dans les pires moments et de garder espoir en l’avenir. Mêlant réalité et imaginaire (légendes, chamanisme, visions, parcours initiatique), il nous rappelle que la vie est une succession d’épreuves, que rien n’est jamais acquis définitivement mais qu’il faut tout de même aller de l’avant pour continuer à vivre…

Princesse Bari, de Hwang Sok-yong. Philippe Picquier, 2013.

La Corée du Sud invitée du Salon du Livre 2016

L’information vient d’être dévoilée à la fin du mois de juin, après la Chine en 2004, l’Inde en 2007, le Japon en 2012, Shanghai en 2013, c’est la Corée du Sud qui sera le pays invité d’honneur du Salon du Livre en 2016…

Une occasion de mieux connaître la littérature coréenne traduite en français, notamment grâce aux éditions Philippe PicquierDeCrescenzoImagoAtelier des cahiersZulma, et bien d’autres !

[SourceLivre Hebdo]

Pour découvrir la littérature coréenne, je vous conseille le dossier bibliographiqueproposé par la médiathèque de la ville de Strasbourg, ainsi que l’article synthétique de Jean-Noël Juttet disponible sur le site de Keulmadang, revue de littérature coréenne dirigée par Jean-Claude De Crescenzo.

Les pâtisseries magiques de la Wizard Bakery

couvertureFuyant les mauvais traitements de sa belle-mère, un garçon de 16 ans se réfugie dans la pâtisserie de son quartier, où il découvre que le pâtissier vend sur Internet des gâteaux aux pouvoirs étranges et que la vendeuse Oiseau-bleu n’est pas une jeune fille ordinaire…

Dans son roman Les petits pains de la pleine lune, récemment paru en format poche aux éditions Philippe Picquier, Gu Byeong-mo nous transporte dans un monde où la magie et la réalité s’entremêlent, où chacun doit assumer ses choix et ne pas penser que la magie pourra régler tous ses problèmes.

La lecture de ce court roman est très agréable malgré la dure réalité à laquelle est confronté le jeune narrateur qui n’est pas choyé par sa famille et se voit rejeté par la société à cause de son bégaiement. Son séjour dans cette pâtisserie peu ordinaire lui fera comprendre qu’il vaut mieux affronter ses difficultés plutôt que de les esquiver, et que l’amitié peut l’aider à trouver un sens à sa vie.

J’ai trouvé le sujet et la façon de le traiter très originaux et j’ai particulièrement apprécié le fait que l’auteur ait écrit deux fins possibles à cette histoire, ce qui lui donne de la hauteur au lieu de se terminer sur un lieu commun ou un optimisme excessif.

Je vous en conseille donc vivement la lecture !

Le rôles des femmes dans la littérature coréenne

Il y a deux semaines avait lieu au Centre Culturel Coréen de Paris une conférence intitulée « La femme dans la culture coréenne » donnée par Benjamin Joinau.

Si vous êtes intéressés par la littérature coréenne, vous pouvez réécouter la conférence grâce à la vidéo mise en ligne par le Centre Culturel Coréen.

Lien direct : https://www.youtube.com/watch?v=x2CdmrWOoDM

Vous pouvez aussi lire l’article de Benjamin Joignau sur ce thème, publié dans la revue Culture Coréenne de fin 2012.

En complément, je vous conseille aussi la lecture de ces deux recueils de nouvelles écrites par des auteurs coréens contemporains :

Cocktail Sugar et autres nouvelles de Corée
2011 : Editions Zulma, 382 p.

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Séoul, vite, vite !
2012 : Ed. Philippe Picquier, 288 p.

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