Archives pour la catégorie Culture et société

Documentaire sur l’ethnie Mosuo

Arte rediffuse en ce moment un documentaire datant de 2011, que j’avais déjà vu en novembre dernier, sur l’ethnie chinoise des Mosuo.

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Cette ethnie du sud-ouest de la Chine (Yunnan-Sichuan) est connue pour son organisation matrilinéaire. Les Mosuo (摩梭) sont très proches des Naxi (纳西), avec lesquels ils forment le groupe ethnique des Na. Dans ce documentaire, nous suivons deux familles d’un village situé près du lac Lugu, à une centaine de kilomètres de Lijiang (丽江), dans le Yunnan.

La principale différence avec la plupart des organisations sociales traditionnelles dans le monde, c’est que la famille est dirigée par une femme, l’ « amma » , et que les hommes restent toute leur vie dans la famille de leur mère, s’occupant des enfants de leur(s) sœur(s). La famille n’est pas basée sur le mariage, les relations amoureuses sont donc libres, puisqu’elles ne remettent pas en cause la structure familiale.

A part ça, l’organisation sociale des familles ne diffère pas vraiment de ce que l’on peut voir dans d’autres ethnies. Les femmes sont en charge des travaux ménagers et d’une bonne partie des travaux agricoles. Le rôle traditionnel des hommes est de labourer les champs, construire les maisons et commercer avec les villages voisins. On voit en effet les hommes s’occuper des enfants, Lire la suite Documentaire sur l’ethnie Mosuo

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Documentaire sur la Corée (Arte)

Le documentaire Corée du Sud, la civilisation méconnue a été diffusé sur Arte le 29 août dernier. Il sera rediffusé le 13 septembre, mais est disponible en replay sur le site Internet d’Arte pour quelques jours.

Ce documentaire vous propose un voyage dans la Corée d’aujourd’hui, à la recherche des traditions culturelles coréennes. De nombreux sujets sont abordés : fêtes, costumes, cuisine, thé, ginseng, médecine traditionnelle, lieux historiques, naturels et culturels… Une belle introduction pour ceux qui ne connaissent pas encore la Corée du Sud.

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Fêtes Duanwu jie avec l’association FCI

L’association France Chine Interaction (FCI), qui promeut les échanges culturels et professionnels entre la France et la Chine, organise le 23 juin prochain une après-midi culturelle autour de la fête chinoise des bateaux-dragons (端午节 duanwu jie).

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Plusieurs ateliers sont prévus :
– Dégustation du fameux ZongZi
– Découverte et dégustation de thés chinois
– Exposition photos de Chine
– Histoire de cette fête traditionnelle
– Découverte d’objets chinois

Venez nombreux pour participer à cette occasion uniquer de mieux connaître la Chine et de rencontrer des étudiants chinois… L’entrée est libre, seuls certains ateliers seront payants =)

Plus d’infos et inscription sur le site de France Chine Interaction !

Hôpitaux

J’ai une très faible connaissance des hôpitaux en Chine. Je n’y suis allée qu’une fois après m’être fait une coupure assez profonde à un doigt, mais j’en ai un peu entendu parler autour de moi. En effet, les étudiants de l’université n’ont rien en matière de premiers soins. Dès qu’il y a le moindre problème, ils vont à l’hôpital de l’université. Heureusement, en tant qu’étudiants, ils ont des prix extrêmement bas. Pour m’être fait soigner 10 minutes, je n’ai payé que 2 yuans (soit 0,20€). C’est vraiment ridicule et j’aurais payé plus cher que ça à l’extérieur, peut être 10 ou 20 fois plus. Pour moi, ça n’est pas grave, mais pour les étudiants, c’est très important. Une bonne partie n’ont déjà pas assez d’argent pour les études, la nourriture et les habits, alors s’il leur fallait dépenser beaucoup dès qu’ils se blessent (en faisant du sport, par exemple), ça serait inhumain. J’imagine que les gens travaillant à l’hôpital sont payés par l’Etat ou par des subventions.

Un autre gros problème des hôpitaux en Chine est que les chinois n’ont pas d’assurance maladie. C’est donc une très grosse difficulté pour eux de payer lorsqu’ils son hospitalisés. Un jour à l’hôpital coûte plusieurs milliers de yuans. Or, le salaire d’un employé dans un hôtel est d’environ 800 yuans par mois, celui d’un paysan moyen entre 2000 et 3500 yuans par an (en 2003), et les gens qui font des petits travaux dans la rue peuvent travailler toute la journée pour gagner 30-50 yuans. Donc, si vous êtes hospitalisé 4 jours du fait d’une maladie grave, il vous faudra peut-être payer 12 000 yuans ! Imaginez le décalage. On comprend qu’à la campagne, les gens se soignent eux-mêmes, avec la médecine traditionnelle. Vous avez aussi sûrement entendu parler des fameux « médecins aux pieds nus » envoyés dans les campagnes pour améliorer les conditions de santé des plus pauvres. Je ne sais pas s’il y en a encore maintenant.

Une autre conséquence du problème de paiement est que ce sont les gens qui ont le plus d’argent qui sont soignés le mieux. En effet, après avoir payé le prix normal, on peut payer directement l’infirmière en échange de soins particuliers. L’argent manquant et le grand nombre de malades font que les gens ne sont pas aussi bien surveillés que dans nos hôpitaux français. Si vous donnez une compensation à une personne travaillant dans l’hopital où est soigné un membre de votre famille, vous serez ainsi sûr qu’il sera bien traité.

Je finis avec une anecdote que j’ai lue dans Vivre la Chine à ma façon, de Lisa Carducci (très bon livre décrivant la vie quotidienne en Chine). Une femme immigrante enceinte étant tombée dans la rue s’est réveillée menottée à un lit d’hôpital. Le médecin qui l’a soigné ne pouvait plus laisser les patients s’enfuir sans payer une fois soignés. La suite ne dit pas s’il a réellement été payé…