Archives pour la catégorie Voyage à Pékin

Petit déjeuner pékinois

Si l’on se promène dans les rues de Pékin le matin, on peut trouver plein de petites échoppes qui proposent des petits déjeuners. Ils se mettent à l’extérieur pour vendre mais on peut aussi manger à l’intérieur.

Voici un échantillon de ce qu’on peut y trouver : des petits pains farcis à la viande (baozi 包子), des oeufs durs et légumes salés. Comme boisson ou soupe : du lait de soja (doujiang 豆浆) ou du « cervelle de soja » (doufu nao 豆腐脑), une sorte de lait de soja coagulé avec une sauce salée… On trouve aussi souvent des beignets frits (youtiaor 油条儿), de la bouillie de riz (dami zhou 大米粥) ou de maïs (yumizhou 玉米粥), mais nous n’en avions pas pris ce jour-là.

Le petit déjeuner est donc très consistant en Chine 🙂

00000Pékin, août 2011

Le parc des photos de mariage

En visitant au hasard les parcs de Pékin en août dernier, j’ai découvert un parc sur lequel les entreprises de photographes pour mariage ont l’air d’avoir jeté leur dévolu.

Il est pourtant juste à côté de la Cité Interdite, mais il a dû être choisi pour le prix d’entrée très peu cher et parce qu’il y a très peu de touristes, parce que le parc n’a rien d’extraordinaire, et qu’il n’est pas super bien entretenu (voyez les mauvaises herbes qui poussent sur les toits…

En tout cas, c’était très drôle de voir tous ces couples en train de se faire photographier dans tous les coins…

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Pékin, août 2011

A chacun son Pékin

« A chacun son Pékin » est une suite de petits reportages vidéos publiés sur le site Aujourd’hui La Chine. Ce sont des jeunes (français ou chinois) qui donnent leur impression sur un quartier ou un endroit particulier de Pékin. J’aime beaucoup leur façon de présenter, et cela me rappelle vraiment ce que j’ai pu voir à Pékin lors de mes différents séjours 🙂

Voici pour l’instant les 3 vidéos publiées :
– à l’Université de Pékin (北大)
– à Gulou (鼓楼)
– à Zhongguancun (中关村)

00000==> Voir toutes les vidéos A chacun son Pékin

Vol vers la Chine et premières impressions

Cette nuit, je n’arrive pas à dormir, sûrement à cause du décalage horaire. J’en profite donc pour vous raconter notre arrivée à Pékin.

Une fois arrivés au comptoir d’enregistrement de la compagnie British Airways, nous avons enfin eu une réponse claire : Dong n’avait en réalité pas besoin de visa. La confirmation définitive est venue plus tard : personne n’a regardé son visa lors du changement en Angleterre… Voilà comment dépenser pour rien deux semaines de temps et 65 euros. 气死了!

Ensuite, le trajet en avion est passé vite, malgré l’heure de retard au départ de Londres (et donc à l’arrivée). J’ai été marquée par la modernité de l’aéroport de Londres Heathrow, avec des espaces très confortables avec quelques canapés dans lesquels on peut dormir. La seule chose est qu’on ne peut rien y acheter vu qu’il faut payer en livres sterling… J’ai aussi mangé le meilleur plateau repas de tous mes voyages en avion dans le vol Londres-Pékin. Tout était excellent, de bonne qualité, original et avec du goût. Rien à dire. J’étais impressionnée que les Anglais, réputés pour une cuisine insipide, nous servent des plats aussi bons.

Une fois arrivés à Pékin, récupéré les bagages, il était déjà 13h. Il nous a fallu encore une heure de métro pour arriver près de chez les amis chez qui nous logeons. En sortant du métro, on s’est arrêté dans une petite gargotte pour manger un bol de pâtes bien chaudes. Pour ceux qui connaissent, ce sont des 过桥米线, une spécialité du Yunnan : des nouilles de riz dans une soupe chaude avec des légumes et de la viande, le tout cuit et servi dans des pots en terre. Malgré la chaleur, c’était excellent. Voici une photo de mon bol, des nouilles avec des champignons, de le « peau de tofu » 豆腐皮 (lamelles de tofu pressé, utilisé dans les soupes ou les ragouts), du soja, de la salade, des algues vertes 海带 et des boulettes de poisson. Un régal !

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Une fois le ventre bien rempli, Lire la suite Vol vers la Chine et premières impressions

Petit tour à Pékin : verdure, tour Eiffel et garde à vous…

Me voilà donc à Pékin, pour préparer ma présentation orale à l’université. Une fois arrivée, j’ai eu un choc : ici, tout est vert, les arbres sont magnifiques ! Ca me change des montagnes arides où les feuilles viennent à peine de sortir. Je ne suis descendue qu’à 400km au sud, et les végétaux sont bien plus avancés…

Au passage, en allant prendre le train à Chifeng (grande ville la plus proche), j’ai de nouveau vu l’antenne Tour Eiffel sur un immeuble. Les chinois ont vraiment de l’imagination (et sont professionnels dans l’art de copier) ! J’ai essayé de l’immortaliser :

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Je travaille donc sur mon ordinateur, dans la chambre d’hotel (j’ai décidé de changer pour un nouvel hotel, moins cher mais bien mieux, avec Internet dans la chambre, la classe!). Ce matin, j’ai entendu crier en bas de ma fenêtre et j’ai vu une scène très habituelle en Chine (ou du moins à Pékin). Voyez plutôt :

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C’est le traditionnel discours matinal aux employés (du supermarché en bas, en l’occurence). Aujourd’hui, un des employés a fait remarquer qu’il pleuvait, ce qui a énervé le chef, qui a crié un bon moment avant de tout simplement l’inviter à partir s’il n’était pas content. Il a ensuite continué comme si de rien n’était…

C’est très courant de voir les employés en ligne écouter (plus ou moins attentivement) les consignes de la journée. Ils ne se cachent pas, mais font ça très naturellement. Ca peut mettre mal à l’aise au début, mais en fait, les gens les ignorent tout simplement (sauf s’il se passe quelque chose d’anormal, comme ce matin, n’oublions pas que les chinois sont très curieux…).

Quelques jours à Pékin

Dimanche, je suis arrivée à Pékin sans encombres, dans le nouvel aéroport fait spécialement pour les jeux olympiques. Il est plus moderne et plus facile de s’y retrouver. J’ai aussi très peu attendu pour la vérification des passeports.

Pendant 4 jours, j’ai passé mon temps à Pékin entre les papiers à régler, les gens à voir et les dîners d' »affaire » (politesse pour fêter mon retour en Chine). Le temps est donc passé très vite, mais le principal est fait : j’ai la lettre de recommandation qui me permet d’aller travailler dans la campagne.

Qu’est-ce qui a changé à Pékin depuis 2007 ? La première chose qui m’a frappé est que tout ce que j’avais vu en construction est fini (Jeux Olympiques passés oblige). La seconde est qu’il faut maintenant que je m’enregistre à chaque fois que j’entre quelque part : l’université de Pékin, les logements étudiants, etc. Pas facile d’être étranger en Chine, on ne passe pas inaperçu…

Mercredi soir, j’ai pris le train pour Chifeng (Mongolie Intérieure, voir carte message précédent), au revoir Pékin, à dans un mois pour la présentation de mon travail à l’université d’agriculture !

Chauffage (suite)

Je n’ai plus de chauffage chez moi. Ce n’était en fait qu’un essai en avance pour voir s’il y avait des problèmes. Enfin, ça a quand même duré 3 jours et j’en ai bien profité. Il fait donc toujours froid le soir et il va falloir attendre le 15 novembre, comme tout le monde.

Par contre, dans mon laboratoire, le chauffage commence le 1er Novembre. Apparemment, ce n’est pas le cas des autres universités. La très renommée Université de Pékin serait donc favorisée. Serait-ce pour donner de bonnes conditions de travail aux meilleurs étudiants du pays ?

En tout cas, il fait chaud dans mon labo, et même très chaud, trop chaud. Je suis obligée d’enlever mon pull (sauf quand mon voisin de paillasse ouvre la fenêtre…) et j’ai du mal à supporter le deuxième pantalon dessous, qui est pourtant nécessaire partout ailleurs. Les étudiants m’ont dit que c’est tous les ans pareil, car on est au dernier étage du bâtiment, on a la chaleur qui remonte des 5 autres étages. Et comme je vous l’ai dit, impossible de modérer le chauffage, c’est géré centralement… Pas très logique tout ça. J’avais froid en plein été, j’aurais chaud en plein hiver. Mais dès qu’on sort, on se rend bien compte de la température réelle !

Une conséquence, mais qui fait bizarre quand on est habitué à la France, comme personne n’a le droit au chauffage, on se gèle aussi dans les restaurants le soir, pour peu qu’on n’y aille pas l’heure de pointe (là, on est contents que la Chine soit très peuplée).

Il y a des courageux qui mangent quand même dehors sur les mini tables aménagées par les petits marchands. Enfin, comble du comble, en sortant d’un restaurant un soir, duquel le repas ne m’avait pas réchauffée complètement, j’ai vu un chinoise en train de manger une glace ! Décidément, il sont fous ces chinois…

Shakespeare à Pékin

Vendredi soir, je suis allée voir une pièce de théâtre à Pékin, dans la salle de spectacle de l’université de mon laboratoire. Je n’ai pas pu résisté à aller voir une pièce de Shakespeare par une troupe anglaise, pour la maudite somme de 8 €. J’ai pu inviter des amis chinois, après les avoir persuadés que c’était vraiment pas cher. En effet, pour une majorité d’étudiants chinois, 80 yuans, c’est beaucoup. L’étudiante avec qui je travaille dans le laboratoire reçoit 400 yuans tous les mois, plus une bourse de l’université à l’année. Mais tous les étudiants ne sont pas payés, loin de là. Par contre, ils ont tous une bourse de l’école et le prix du dortoir est à l’année et terriblement pas cher. La plupart ne peuvent donc pas se permettre d’aller au restaurant ou au cinéma. Ensuite, ce sont des choix (tous ont un téléphone portable).

The Taming Of The Shrew
The Taming Of The Shrew

Cette pièce, The Taming Of The Shrew, est apparemment la plus connue des comédies de Shakespeare. Ne connaissant que très succinctement le plus connu auteur anglais, j’ignorais qu’il avait écrit des comédies. Enfin, je suis allée voir mais je ne savais pas à quoi m’attendre. J’ai lu le début du scénario sur internet pour avoir une idée de l’histoire de peur de ne pas tout comprendre, vu que je ne suis pas bilingue, et que je ne maîtriserais pas les sous-titres chinois.

En lisant l’histoire, j’ai trouvé que ça ressemblait cruellement aux pièces de Molière, avec des jeunes en âge de se marier et les parents qui ne sont jamais d’accord, mais qui finissent toujours bien, avec des péripéties un peu tirées par les cheveux. Finalement , la pièce jouée n’a rien à voir. Ils ont pris beaucoup de libertés par rapport au texte et c’est vraiment très drôle. Ils chantent souvent a capella entre les scènes et les jeux d’acteurs sont simplement géniaux. On rit du début à la fin, sur des mimiques qui ne sont pas forcément dans le texte original. Tout cela avec une réflexion sur le rôle que doit tenir une épouse face à son mari.

Donc de l’humour, des couleurs, de la musique et de la réflexion. Je n’ai qu’une chose à dire, s’ils passent près de chez vous, allez les voir !