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La beauté du diable, de Radhika Jha

couv Voici un livre dont je veux absolument parler car je trouve que l’on pourrait trop facilement passer à côté. Le titre rappelle Le diable s’habille en Prada mais à part le sujet qui aborde les vêtements de marque, l’histoire n’a rien à voir avec le roman de Lauren Weisberger. D’ailleurs, le titre original est My beautifil shadow, que je trouve plus à l’image du roman. En lisant la quatrième de couverture, on pourrait penser que ce roman n’aborde que le monde des grandes marques et la superficialité de la mode, mais c’est en réalité une plongée au cœur de la société japonaise, décrite avec beaucoup de finesse, tout autant que les pensées et émotions de la narratrice.

On est ici dans le Japon moderne, où l’on suit une mère au foyer qui nous raconte son histoire. Mariée jeune sans avoir été à l’université, Kayo a une existence sans saveur, entre un mari pris par son travail, des voisins qui l’épient et une mère qui désapprouve son choix de vie, ne lui ayant même pas offert de kimono pour son mariage, comme le veut la tradition. Elle se confie au lecteur, mais on découvre au fil du roman qu’elle s’adresse en réalité à une personne en particulier, lui demandant de ne pas la juger trop sévèrement… Lire la suite La beauté du diable, de Radhika Jha

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« Baguettes chinoises » de Xinran

Xinran est une auteur chinoise écrivant directement en anglais. Elle a beaucoup écrit sur la situation des femmes en Chine. J’avais déjà lu Chinoises, qui raconte des épisodes de vie de plusieurs femmes, pas toujours très roses, mais très agréables à lire et donnant une vision originale de la Chine. Elle a aussi écrit Mémoire de Chine et Messages de mères inconnues, qui vient de paraître, toujours aux éditions Philippe Picquier. D’ailleurs, Xinran sera présente à la librairie Le Phénix mardi 25 janvier à 18h pour présenter ce nouveau livre (en savoir plus) !

00000Baguettes chinoises raconte l’histoire de trois sœurs venant de la campagne, qui arrivent à Nankin pour travailler, afin de montrer à leur père qu’elles valent plus que ce qu’il ne pense. Elles trouvent chacune un petit boulot qui leur convient, et on voit leur adaptation progressive à la vie en ville, avec chacune son caractère, sa vision des choses.

J’ai beaucoup aimé ce roman car Xinran y dépeint très bien les pensées des trois jeunes filles, surtout lorsqu’elles comparent la campagne ou leur famille avec leur nouvelle vie. Même si l’on peut trouver qu’elles ont un peu trop de « chance », on y apprend beaucoup de choses, et cela fait réfléchir sur la société chinoise actuelle, la place des femmes entre ville et campagne. Je vous le conseille, et en plus il vient de sortir en poche !!

A noter : Au début, je me suis demandé quelle était la signification des trois caractères chinois écrits sur la couverture, car ils ne forment ni un mot, ni une phrase : légumes 菜 (cài), eau 水 (shuǐ) et thé 茶 (chá). On comprend au fil de la lecture qu’ils représentent les métiers que chacune des sœurs on pu trouver en ville. Le titre aussi s’éclaircit à la lecture du roman…

La neige au mauvais moment

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Ce week-end commencent les vacances pour le nouvel an chinois qui est le 7 février. Les chinois se sont déjà donc tous précipités dans les gares pour rentrer chez eux. Le nouvel an chinois est en effet la plus grande fête de l’année, un peu comme Noël en Europe. Ils se réunissent en famille pour le jour de l’an, et vont ensuite visiter les membres de leur famille élargie dans les jours qui suivent. C’est un des seuls moments de retrouvailles pour les familles dont les membres travaillent, ou étudient, le plus souvent très loin, dans les grandes villes.

Le problème cette année est qu’il a neigé fort dans de nombreuses provinces du centre de la Chine. Ces derniers jours, la neige a entrainé de nombreux retards de trains et d’avions, les gens étant parfois bloqués dans les trains plus d’une journée. Déjà qu’il est difficile d’acheter des billets de train pendant les vacances nationales, c’est encore pire en ce moment… Certains étudiants de mon labo attendent de pouvoir acheter un billet, et continuent donc les expériences, faut de pouvoir rentrer chez eux.

On ressent donc encore les problèmes dans les transports en Chine : beaucoup trop de voyageurs par rapport aux trains et aux lignes. Les avions commencent à se développer, mais les prix restent très élevés par rapport au train, et ce sont surtout les hommes d’affaires et les gens aisés qui se permettent de prendre l’avion. La majorité des chinois se contentent de prendre le train une à deux fois par an pour aller voir leur famille restée en province, à la campagne…